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TOURNOI DES 6 NATIONS 2009 |
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CLASSEMENT FINAL DU TOURNOI DES 6 NATIONS 2009
Equipes |
Pts |
J. |
G. |
N. |
P. |
PP |
PC |
Diff. |
| 1 . IRLANDE |
10 |
5 |
5 |
0 |
0 |
121 |
73 |
48 |
| 2 . ANGLETERRE |
6 |
5 |
3 |
0 |
2 |
124 |
70 |
54 |
| 3 . FRANCE |
6 |
5 |
3 |
0 |
2 |
124 |
101 |
23 |
| 4 . GALLES |
6 |
5 |
3 |
0 |
2 |
100 |
81 |
19 |
| 5 . ECOSSE |
2 |
5 |
1 |
0 |
4 |
79 |
102 |
-23 |
| 6 . ITALIE |
0 |
5 |
0 |
0 |
5 |
49 |
170 |
-121 |
Voilà, le Tournoi des six Nations est terminé, l'Irlande à réalisé un championnat parfait sur le plan comptable, cinq matches, cinq victoires.
Bravo à cette magnifique équipe qui a su garder la tête froide pour décrocher ce Grand Chelem. Le Millenium Stadium, cette cathédrale des grands rendez-vous du rugby, a été le théâtre d'un match de haut niveau entre les deux seuls prétendants au titre européen. Au terme d'un match d'une grande intensité mais également très fermé, les Irlandais l'emportent de deux points. Les deux formations, chacune détentrice d'un jeu spécifique, se sont battues jusqu'au bout tellement la victoire de l'une ou de l'autre était indécise : durant tout le match, il suffisait à l'une ou l'autre de marquer un essai transformé pour reprendre l'avantage, la menace pesait pendant 80 minutes sur chacune des deux équipes. A la 76ème minute, Stephen Jones marque un drop qu'on pensait être celui de la gagne ; mais c'était sans compter l'orgueil irlandais et ce drop à la 78ème minute de O' gara. Stephen Jones, auteur d'un match plein tant dans le jeu que sur les pénalités, rate une pénalité à la dernière minute, bien malheureux même si son équipe ne peut pas lui en vouloir, les jeux sont faits. Ses coéquipiers se sont battus vaillamment à l'image de Lee Byrne excellent jusqu'à sa sortie sur blessure, de leur 8 de devant très présent sur les ballons au sol au point de pousser leurs homologues à la faute et enfin à A.W. Jones qui aura abattu un travail colossal en défense (il est auteur de 14 plaquages). Pour les Irlandais, chapeau bas au colosse O'connell impérial en touche et dans le jeu, le capitaine O'driscoll qui était au mieux de sa forme et a été l'un des
éléments moteurs de la victoire finale notamment avec son essai marqué au début de la deuxième période et enfin O' gara auteur également d'une bonne prestation et du drop qui offre la victoire à ses coéquipiers. Les Irlandais ont mérité cette victoire, ils ont mérité ce Grand Chelem, ce sans faute qui fait taire toute les critiques entendue ces derniers mois.
A l'autre extrémité du classement, on retrouve les pauvres Italiens qui repartent avec la cuillère de bois avec cette lourde défaite face au Quinze de France. Les deux groupes de la semaine dernière ont été reconduit. Les Français, humiliés face aux Anglais ont gérer l'ensemble de leur match en inscrivant sept essais contre la Squadra Azura qui a été totalement dépassée et qui n'a put marquer qu'une seule fois grâce à leur capitaine Sergio
Parisse, toujours constant et auteur d'une prestation de très haut niveau comme à son habitude. La victoire ne lave pas l'affront de Twickenham mais certains joueurs ont pu se montrer sous leur meilleur jour avec en tête Maxime Médard auteur d'un doublet, Dusautoir très présent sur le plan offensif, Szarzewski qui signe une prestation toujours aussi bonne en
s'engageant pleinement physiquement et qui a pesé sur ses adversaires ou encore Chabal très précieux dans l'alignement en touche et qui lave les critiques reçues toute la semaine. Le groupe à retrouvé quelques couleurs et surtout gagnent un ticket pour continuer l'aventure sous le maillot bleu. Comme le dit Marc Liévremont, cette victoire est à relativiser, il leur reste tout à prouver, prouver qu'ils ne sont pas qu'une équipe qui réagit lorsqu'elle est dos au mur. Les Italiens sont retombé dans leurs travers et n'ont pas su réitérer leur performance de la semaine passée et n'ont pas existé, ils sortent par la petite porte en espérant de meilleurs jours.
Enfin, le match Angleterre-Ecosse a permis au Quinze de la Rose de confirmer leur performance de la semaine dernière face à une équipe d'Ecosse vaillante mais qui n'a jamais su mettre en danger son adversaire. Les vingt premières minutes furent écossaises, le Quinze du Chardon a été très présent offensivement mais finalement sans vraiment menacer dans la mesure où ils n'ont marqué que trois points sur cette première partie de la rencontre.
Puis la machine de guerre anglaise s'est mise en marche avec Monye et Flutey qui marquèrent tous les deux un essai puis Flood passent trois pénalités dues à l'indiscipline écossaise et un dernier essai de Tait qui vient clore le cauchemar des Ecossais. Les Ecossais ont du subir la pression anglaise, seul les Tom Evans, Blair et Paterson qui est toujours aussi
précieux sur son jeu au pied. Cette défaite menace le poste du sélectionneur Frank Hadden qui devait assurer au moins deux victoires lors de ce Tournoi : tout reste à prouver à l'avenir pour ces Ecossais qui, malgré leur quatre défaites ont su montrer de belles choses. L'Angleterre quant à elle, montre de nouveau son vrai visage et termine son Tournoi sur de belles performances et prouve qu'elle est toujours une très grande nation du rugby.
Ce Tournoi a tenu ses promesses, il a été magique, riche en rebondissements et théâtres de grands matchs de haut niveaux. Il prouve encore une fois qu'il est une référence du rugby mondial.
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Première journée
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Le 7 février à 16h00 |
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Le 7 février à 18h00 |
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| 1 . ANGLETERRE |
2 |
1 |
1 |
0 |
0 |
36 |
11 |
25 |
| 2 . GALLES |
2 |
1 |
1 |
0 |
0 |
26 |
13 |
13 |
| 3 . IRLANDE |
2 |
1 |
1 |
0 |
0 |
30 |
21 |
9 |
| 4 . FRANCE |
0 |
1 |
0 |
0 |
1 |
21 |
30 |
-9 |
| 5 . ECOSSE |
0 |
1 |
0 |
0 |
1 |
13 |
26 |
-13 |
| 6 . ITALIE |
0 |
1 |
0 |
0 |
1 |
11 |
36 |
-25 |
Deuxième journée
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France-Ecosse :
Ce match était bien le match de tous les doutes. Les fantômes des semaines passées étaient encore dans toutes les têtes. Malgré une victoire qui semble honorable sur le papier (22-13), l'équipe de France n'a pas réglé ses soucis en matière de discipline. Les Ecossais ont montré leur envie de gagner aujourd'hui et la France ne doit son salut qu'à une défense tricolore impeccable avec en tête une troisième ligne royale qui mérite une mention très bien. Les Ecossais se sont heurtés à un mur en acier trempé quasiment infranchissable quand les les flankers sont de sortie. Les rugueux anglo-saxons sont tombés sur un adversaire de taille au niveau du combat. Toutefois malgré la supériorité des tricolores, ceux-ci n'ont pas convaincu et suscitent l'inquiétude au regard de l'autre rendez-vous de ce
samedi. Les hommes de Marc Liévremont ont du souci à se faire.
Pays de Galles-Angleterre :
La rencontre au Millénium Stadium a bien tenu ses promesses : nous avons assisté à une terrible bataille digne de la bataille d'Angleterre. On aurait pu promettre « du sang et des larmes » car c'est bien ce qu'il y a eu : un combat intense et un défi physique que toutes les équipes peuvent envier. Au terme d'une rencontre épique qui restera dans les
mémoires, le dragon s'est imposé dans son antre mais pas sans crainte : le challenger l'aura menacé tout au long de la partie. Voilà le rugby que l'on aime, du courage à profusion, du combat jusqu'à la dernière minute, une volonté à toute épreuve. Au terme d'une grande série d'offensives toutes plus tranchantes les unes des autres, les Gallois ont assis leur suprématie sur le trône européen et aucune équipe ne semble en mesure de les en faire
descendre. Nous voilà en attente d'un exploit pour en venir à bout.
Italie-Irlande :
Que les Italiens sont malheureux ! Après une magnifique première période des latins qui se sont offert le luxe de mener 6-0 puis d'accrocher au score à la mi-temps (9-14) face à des Irlandais qui ont peiné à s'imposer sur la pelouse, la seconde période a eu des allures « de ballade irlandaise » aux dépends de nos amis Italiens.
Leur engagement héroïque n'a pas faibli pendant les 80 minutes mais leur adversaire a su concrétiser ses temps forts, réciter son rugby et prendre le pas peu à peu. Les Italiens ont
payé par un score très lourd (9-38) leur manque de discipline ainsi que le poids de l'expérience irlandaise qui a encore fait des merveilles.
Les hommes de Nick Mallet ont fort à faire pour se hisser au plus haut rang européen mais l'on peu acclamer leur ferveur et leur engagement face au Géant Vert. Ceci est une promesse d'un ciel plus dégagé, d'un ciel bleu azur pour cette belle équipe italienne à laquelle il ne lui manque que le métier.
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| 1 . IRLANDE |
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2 |
2 |
0 |
0 |
68 |
30 |
38 |
| 2 . GALLES |
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2 |
2 |
0 |
0 |
49 |
28 |
21 |
| 3 . ANGLETERRE |
2 |
2 |
1 |
0 |
1 |
51 |
34 |
17 |
| 4 . FRANCE |
2 |
2 |
1 |
0 |
1 |
43 |
43 |
0 |
| 5 . ECOSSE |
0 |
2 |
0 |
0 |
2 |
26 |
48 |
-22 |
| 6 . ITALIE |
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2 |
0 |
0 |
2 |
20 |
74 |
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Troisième journée
La Troisième journée du Tournoi des Six Nations promet encore une fois de magnifiques rencontre avec en tête la réception du Pays de Galles au Stade de France.
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France-Pays de Galles
Les diables rouges viennent en pleine confiance sur les terres de hommes de Marc Liévremont qui tiendront la place d'outsider vendredi soir.
Au cœur d'une polémique contre les choix du sélectionneur, les français auront fort à prouver sur le pré et l'on sait de quoi ils sont capables lorsqu'on leur demande de réaliser un exploit. A eux de se libérer et de montrer se dont ils sont capables face à cette redoutable formation Galloise toujours en lice pour le Grand Chelem. Sur le papier, l'issue de ce match ne semble faire aucun doute, mais l'on sait à quel point la réalité du pré est différente de la théorie...
Ecosse-Italie
Le match Ecosse-Italie est également prometteur: il s'agit du choc de deux équipes combattantes qui lanceront toutes leurs forces jusqu'à la dernière minute. Après leur début de Tournoi marqué par les défaites, chacune doit se rassurer par une victoire samedi après-midi. Les Italiens se déplaceront dans le glacial Murrayfield mais ont toutes leurs chance de faire monter la température et d'imposer leur jeu. Ce match est un choc qui pourra basculer jusqu'à la dernière action laissant un suspens et une tension incroyable jusqu'au bout. Le public Ecossais répondra présent pour soutenir son équipe qui fera tout pour donner une douche froide au latins. Voici une affiche digne du Tournoi des Six Nations, une affiche à suivre impérativement.
Irlande-Angleterre
La dernière rencontre du week-end s'annonce passionnante, l'Angleterre doit se déplacer dans le temple des sports gaéliques: Croke Park, ce lieu mythique, symbole du combat contre l'envahisseur anglais. Les Irlandais refuseront de s'incliner en ce lieu, ce qui serait une offense au passé de ce stade. Les Anglais, après leur déconvenue contre les Gallois ne viennent pas en spectateurs et feront tout pour s'imposer . Ces deux équipes au fort potentiel et qui ont montré beaucoup de choses lors de ce début de Tournoi devront livrer un match plein, un match à forte tension, un match de toutes les peurs d'autant plus que le quinze du trèfle peux toujours prétendre au Grand Chelem, consécration finale pour toute équipe européenne.
Cette Troisème journée s'annonce passionnante avec trois rencontres de très
haut niveau, un niveau digne de ce Tournoi qui reste une référence pour le
rugby mondial.
Après cette brève annonce, place au jeu !
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Quatrième journée
Ce week-end de Tournoi aurait pu être le week-end des miracles avec une équipe italienne qui a retrouvé ses couleurs mais qui n'a pas pu venir à bout des terribles Gallois et avec des Ecossais entreprenants et vaillants qui ont mené l'Irlande avant de succomber en seconde période.
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Italie-Pays de Galles :
Dès l'hymne Italien, on savait qu'ils feraient tout pour ne pas s'incliner, pour ne plus se faire siffler par leur propre public. La fierté avant tout, l'engagement physique comme arme dans la conquête face à une équipe galloise remaniée avec une dizaine de changements. Les Gallois, qui voulaient faire oublier la déconvenue du Stade de France ont subi la furie italienne jusqu'à cet essai libérateur de Shanklin à la 72ème minute. Pendant tout le début du match les Italien ont bien maîtrisé leur sujet avec une bonne occupation de la moitié de terrain adverse, en faisant reculer à l'impact les avants Gallois. Toutefois leur jeu, un peu fou, un peu brouillon a empêché de prendre vraiment le large et de toujours être menacés par les Diables Rouges. Les Gallois, quand à eux n'étaient pas à leur niveau notamment avec un jeu sans ambition, sans prise de risque mais ont su marquer face aux Italiens, fatigués dans les dix dernières minutes, avec un essai incontestable et plein de maîtrise. Les Italiens auraient mérité cette victoire, car nous avons assisté samedi à leur retour au niveau qu'ils avaient perdu en ce début de Tournoi. Mention très bien à Sergio Parisse, le Troisième Ligne qui, toujours constant dans ses prestations, a été l'Homme du match, en étant au four et au moulin, tant sur les ballons aériens qu'en défense ou en attaque. Derrière un tel joueur, l'Italie ne peut que se sentir en confiance et a su avancer également grâce à une pair de centre de très au niveau avec Bergamasco et Canale qui ont apporté une intensité et un dynamisme à la ligne de Trois-quarts. Ce match est un avertissement sans frais : pour les Gallois qui devront hausser le niveau de jeu pour s'imposer face à l'Irlande et pour les Français qui se déplaceront à Rome la semaine prochaine.
Ecosse-Irlande :
Le match Ecosse-Irlande a commencé de la même façon : le Quinze du Chardon a su se montrer piquant à l'impact et a conservé l'avantage au score pendant toute la première période grâce à la botte de Paterson. Les Irlandais, en souffrance pendant 40 minutes, les Ecossais, très présents à l'impact ont même failli marquer sur un petit exploit de Thom Evans en toute fin de première période. Face à une telle équipe, tout le monde pouvait croire que les invaincus du Tournoi tomberaient à Murrayfield mais le géant vert en a décidé autrement notamment avec cet essai de Heaslip à la 50ème minute ; le break est servi, la machine de
guerre en route. Les Irlandais retrouvent leur confiance et prennent le large avec un drop d'O' Gara et une pénalité à la 72ème minute ; les jeux sont faits. L'Ecosse peut s'en vouloir, elle avait les armes de réaliser l'exploit et de faire tomber le prétendant au Grand Chelem. A retenir, la prestation des frères Evans, toujours aussi dynamiques et qui ont fait avancer leur équipe mais surtout mention très bien aux avants dominateurs en mêlée mais n'ont jamais trouvé les clés en touche face à un des meilleurs alignements au monde. Comment venir à bout d'un alignement comme celui-ci ? O'connell, toujours aussi impérial en touche à été un des bourreaux des Ecossais, tout comme Heaslip, remplaçant de luxe, qui marque son essai dans son style qui lui est propre. S'ajoute à cela le retour de la charnière Stringer-O'gara qui a su animer le jeu avec un esprit de revanche pour le premier et, pour le second, un record de meilleur réalisateur dans toute l'histoire du Tournoi. Respect à ce grand Monsieur du rugby irlandais et européen, avec une telle équipe, les Irlandais peuvent encore croire au Grand Chelem qu'ils n'ont remporté qu'une seule fois. Toutefois tout reste à faire contre le tenant du titre, le Dragon Rouge contre le Géant Vert.
Angleterre-France :
Finalement, la grande surprise est bien ce match Angleterre-France. Les Anglais ont donné ce qu'on appelle une leçon de rugby à une équipe de France méconnaissable. La première période fut cauchemardesque, les français n'ont pas vu le jour. La débâcle à commencé dès la première action avec un essai de Cueto. Vient ensuite une série noire à tel point que le score à la mi-temps était de 29-0. On attendait alors une réaction d'orgueil de la part du Quinze de France mais la seconde période à débuté comme la première alourdissant le score à 34-0. La seconde période marque un sursaut d'orgueil puisque les français retrouvèrent le chemin de
l'en-but avec Szarzewski et Malzieu. Le mieux dans le jeu français est venu avec l'arrivée des remplaçants sur le pré, morts de faim et avec une grande envie de bien faire, ce qui fut le cas. Cet après-midi, nous avons assisté à un match entre une de quinze joueurs ensemble contre quinze joueurs jouant côte à côte. Chaque français a cherché de sauver la maison à lui tout seul. Toutefois nous pouvons féliciter Szarzewski, Dusautoir, Harinordoquy qui ont souvent su remettre leur équipe dans le bon sens avant l'arrivée des remplaçants. Malgré leur vaillance, ce sont les Anglais les héros du jour : menés par Armitage, impérial, par une charnière dynamique avec Ellis et Flood et une mêlée pleine de vice mais parfois sanctionnée. On dit des
Anglais qu'ils sont les détenteurs du fair-play et pourtant, il faut les féliciter de cette superbe victoire, la victoire de la meilleure des deux équipes. Les Français ont grand intérêt à se ressaisir cette semaine pour faire face aux Italiens : le match à Flaminio sera le match de toutes les peurs.
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| 1 . IRLANDE |
8 |
4 |
4 |
0 |
0 |
104 |
58 |
46 |
| 2 . GALLES |
6 |
4 |
3 |
0 |
1 |
85 |
64 |
21 |
| 3 . ANGLETERRE |
4 |
4 |
2 |
0 |
2 |
98 |
58 |
40 |
| 4 . FRANCE |
4 |
4 |
2 |
0 |
2 |
74 |
93 |
-19 |
| 5 . ECOSSE |
2 |
4 |
1 |
0 |
3 |
67 |
76 |
-9 |
| 6 . ITALIE |
0 |
4 |
0 |
0 |
4 |
41 |
120 |
-79 |
Cinquième journée
Voilà, le Tournoi des six Nations est terminé, l'Irlande à réalisé un championnat parfait sur le plan comptable, cinq matches, cinq victoires.
Bravo à cette magnifique équipe qui a su garder la tête froide pour décrocher ce Grand Chelem. Le Millenium Stadium, cette cathédrale des grands rendez-vous du rugby, a été le théâtre d'un match de haut niveau entre les deux seuls prétendants au titre européen. Au terme d'un match d'une grande intensité mais également très fermé, les Irlandais l'emportent de deux points. Les deux formations, chacune détentrice d'un jeu spécifique, se sont battues jusqu'au bout tellement la victoire de l'une ou de l'autre était indécise : durant tout le match, il suffisait à l'une ou l'autre de marquer un essai transformé pour reprendre l'avantage, la menace pesait pendant 80 minutes sur chacune des deux équipes. A la 76ème minute, Stephen Jones marque un drop qu'on pensait être celui de la gagne ; mais c'était sans compter l'orgueil irlandais et ce drop à la 78ème minute de O' gara. Stephen Jones, auteur d'un match plein tant dans le jeu que sur les pénalités, rate une pénalité à la dernière minute, bien malheureux même si son équipe ne peut pas lui en vouloir, les jeux sont faits. Ses coéquipiers se sont battus vaillamment à l'image de Lee Byrne excellent jusqu'à sa sortie sur blessure, de leur 8 de devant très présent sur les ballons au sol au point de pousser leurs homologues à la faute et enfin à A.W. Jones qui aura abattu un travail colossal en défense (il est auteur de 14 plaquages). Pour les Irlandais, chapeau bas au colosse O'connell impérial en touche et dans le jeu, le capitaine O'driscoll qui était au mieux de sa forme et a été l'un des
éléments moteurs de la victoire finale notamment avec son essai marqué au début de la deuxième période et enfin O' gara auteur également d'une bonne prestation et du drop qui offre la victoire à ses coéquipiers. Les Irlandais ont mérité cette victoire, ils ont mérité ce Grand Chelem, ce sans faute qui fait taire toute les critiques entendue ces derniers mois.
A l'autre extrémité du classement, on retrouve les pauvres Italiens qui repartent avec la cuillère de bois avec cette lourde défaite face au Quinze de France. Les deux groupes de la semaine dernière ont été reconduit. Les Français, humiliés face aux Anglais ont gérer l'ensemble de leur match en inscrivant sept essais contre la Squadra Azura qui a été totalement dépassée et qui n'a put marquer qu'une seule fois grâce à leur capitaine Sergio
Parisse, toujours constant et auteur d'une prestation de très haut niveau comme à son habitude. La victoire ne lave pas l'affront de Twickenham mais certains joueurs ont pu se montrer sous leur meilleur jour avec en tête Maxime Médard auteur d'un doublet, Dusautoir très présent sur le plan offensif, Szarzewski qui signe une prestation toujours aussi bonne en
s'engageant pleinement physiquement et qui a pesé sur ses adversaires ou encore Chabal très précieux dans l'alignement en touche et qui lave les critiques reçues toute la semaine. Le groupe à retrouvé quelques couleurs et surtout gagnent un ticket pour continuer l'aventure sous le maillot bleu. Comme le dit Marc Liévremont, cette victoire est à relativiser, il leur reste tout à prouver, prouver qu'ils ne sont pas qu'une équipe qui réagit lorsqu'elle est dos au mur. Les Italiens sont retombé dans leurs travers et n'ont pas su réitérer leur performance de la semaine passée et n'ont pas existé, ils sortent par la petite porte en espérant de meilleurs jours.
Enfin, le match Angleterre-Ecosse a permis au Quinze de la Rose de confirmer leur performance de la semaine dernière face à une équipe d'Ecosse vaillante mais qui n'a jamais su mettre en danger son adversaire. Les vingt premières minutes furent écossaises, le Quinze du Chardon a été très présent offensivement mais finalement sans vraiment menacer dans la mesure où ils n'ont marqué que trois points sur cette première partie de la rencontre.
Puis la machine de guerre anglaise s'est mise en marche avec Monye et Flutey qui marquèrent tous les deux un essai puis Flood passent trois pénalités dues à l'indiscipline écossaise et un dernier essai de Tait qui vient clore le cauchemar des Ecossais. Les Ecossais ont du subir la pression anglaise, seul les Tom Evans, Blair et Paterson qui est toujours aussi
précieux sur son jeu au pied. Cette défaite menace le poste du sélectionneur Frank Hadden qui devait assurer au moins deux victoires lors de ce Tournoi : tout reste à prouver à l'avenir pour ces Ecossais qui, malgré leur quatre défaites ont su montrer de belles choses. L'Angleterre quant à elle, montre de nouveau son vrai visage et termine son Tournoi sur de belles performances et prouve qu'elle est toujours une très grande nation du rugby.
Ce Tournoi a tenu ses promesses, il a été magique, riche en rebondissements et théâtres de grands matchs de haut niveaux. Il prouve encore une fois qu'il est une référence du rugby mondial.
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Classement 2008/09
Equipes |
Pts |
J. |
G. |
N. |
P. |
PP |
PC |
Diff. |
| 1 . IRLANDE |
10 |
5 |
5 |
0 |
0 |
121 |
73 |
48 |
| 2 . ANGLETERRE |
6 |
5 |
3 |
0 |
2 |
124 |
70 |
54 |
| 3 . FRANCE |
6 |
5 |
3 |
0 |
2 |
124 |
101 |
23 |
| 4 . GALLES |
6 |
5 |
3 |
0 |
2 |
100 |
81 |
19 |
| 5 . ECOSSE |
2 |
5 |
1 |
0 |
4 |
79 |
102 |
-23 |
| 6 . ITALIE |
0 |
5 |
0 |
0 |
5 |
49 |
170 |
-121 |

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